Notre modèle

Généralités :


Nous sommes deux associés ayant créé le Gaec "la ferme de la balmette" à l'été 2024. Nous produisons des légumes biologiques diversifiés sur une petite surface avec des méthodes inspirées du "maraichage sur sol vivant" ou du "non travail de sol". L'idée général et de ne pas travailler le sol et d'apporter un apport de matière organique suffisant afin de nourrir la vie du sol et de la faire travailler avec nous.

Nous couvrons en permanence nos sols, avec du foin et de la paille à l'été sur des cultures peu denses, avec du compost pour les carottes et pomme de terre, avec des bâches tissées le reste du temps. Cela permet une bonne gestion de la ressource en eau ainsi qu'un sol protéger d'effets extérieurs tels que les UV ou le battement de la pluie. En créant un "abris" cela permet aussi à la vie du sol de travailler sur une couche de sol plus importante.

Afin de favoriser aussi un écosystème riche qui vit en dehors du sol, nous laissons tout nos passes pieds et les allées enherbées. Nous avons élaboré tout un chemin de l'eau, avec une mare, un cour d'eau à ciel ouvert qui récupère les eaux de pluies et certaines résurgences et qui va remplir une retenue d'eau végétalisée. Nous allons aussi replanter une haie sur tout le tour du jardin et un petit verger pour notre usage personnel. Notre méthode de maraichage permet donc sur une petite surface de dynamiser la biodiversité à toutes les échelles, en apportant, gite, couvert et eau à la vie foisonnante se trouvant autour de chez nous.

L’exploitation est toutefois légèrement mécanisée pour effectuer de la manutention et l’épandage de matières organiques. L’une des spécificités de cette installation est que nous conduisons nos cultures sur une petite surface. Nous devons donc optimiser les rendements au m2 pour pallier au manque d’espace. Pour cela nous effectuons de nombreuses rotations de culture et nous donnons du temps et un soin particulier à chaque culture.

Nous vendons toutes nos productions localement que ce soit en vente directe par le biais de marchés et d'une AMAP, à l'école Montessorie du village, ou à des des épiceries bio du territoire.

Ce système, bien qu'étant intensif sur une surface permet de nourrir de nombreuses familles à des prix abordables, d'avoir des légumes sains et de qualité, d'économiser les intrants, et de favoriser la biodiversité.

Afin d'améliorer notre confort de travail, d'être moins dépendant des aléas climatiques et d'encore parfaire le respect des sols et de la biodiversité nous aimerions avoir des rotations moins serrées et cultiver des engrais verts. Pour cela nous cherchons à agrandir légèrement notre terrain sur la commune.

Tout comme de nombreuses autre ferme sur le territoire nous remettons au centre de nos paysages des fermes à dimensions humaines.


Aspects techniques : 


Nous comptons 12 jardins en plein champ et 4 jardins sous abris. Tous nos jardins sont composés de 7 planches de cultures de 25m*1m = 25m2. Elles sont séparées par des passe-pieds de 45 cm permettant le passage de l’homme et du tracteur (empattement 1,8m). Cette régularité nous permet d’assurer des dimensions uniques pour les filets anti-nuisibles, les voiles de forçage, le système d’irrigation, les calculs de fertilisation et l’utilisation de produits phytosanitaires (autorisés en BIO). Ainsi que pour le calcul des rendements par planches et la simplification de notre assolement.

Les 112 planches de cultures portent la surface utile cultivée de la ferme à 2450 m2, dont 700 m2 sous tunnels froids (représentant 29% de la surface cultivée contre 10% en moyenne). Cette surface importante sous abris permet également de pallier au manque de place. Ce sont des cultures rentables et avec de nombreuses rotations.